Visite du CRER pour les élus et techniciens de la CdA de Saintes

Le 14 novembre dernier, la Communauté d’agglomération de Saintes en partenariat avec le CAUE 17 a organisé une visite du CRER, Centre Régional des Energies Renouvelables, situé à La Crèche (79), à destination des élus et techniciens. Cette visite s’est inscrite dans le cadre de la convention passée entre le CAUE 17 et la CdA qui comprend des actions de sensibilisation en adéquation avec les priorités du territoire, notamment la démarche engagée autour de la candidature TEPOS. Deuxième temps fort de cette sensibilisation, cette visite a été menée par Denis Renoux, directeur du CRER, qui nous a raconté la genèse du projet et la construction du bâtiment au regard des exigences souhaitées en termes d’économie d’énergie. Cela a permis de faire le lien avec le sujet de la reconquête des bourgs ruraux, et de l’intégration des énergies renouvelables dans la construction et la rénovation. 

Association d’assistance technique créée en 2001, le CRER est une interface active entre les pouvoirs publics, les collectivités locales, les particuliers et les professionnels. Information et sensibilisation, centre de formation auprès des professionnels du bâtiment, assistance et expertise, le CRER accélère le développement des énergies renouvelables.  -> Visitez le site du CRER

Les étapes de la construction du bâtiment :

En 2008, le CRER prend l’initiative de construire un bâtiment passif à énergie positive pour abriter son siège. L’utilisation de matériaux bio-sourcés et d’entreprises locales doivent alors démontrer la faisabilité d’un tel projet aux objectifs ambitieux.

  • La Communauté de Communes partenaire de l’opération met à disposition un foncier sur une zone d’activité. Une condition en compensation est d’accueillir un bureau pour le développeur du territoire.
  • Le choix du site est guidé par une réflexion sur l’accessibilité, le rayonnement territorial et les déplacements domicile/travail pour l’équipe du CRER.
  • L’objectif est que ce bâtiment serve de vitrine du savoir faire local.

L’assistance à Maîtrise d’Ouvrage est assurée en interne, le cahier des charges fixe quelques cibles :

  • 2000€ TTC/m2 (en 2008)
  • 450 m2 de surface bâtie
  • Bâtiment passif à Énergie Positive
  • Sélection d’une équipe de maîtrise d’œuvre locale dans un rayon de 80km pour anticiper sur la gestion à long terme de l’ouvrage.

L’équipe de Maîtrise d’Œuvre : Josselin Fuseau, architecte ; Racine Cubique, économiste ; BE Thermique Rochefort (choisi par les partenaires financiers).

Un travail collaboratif s’engage avec l’ensemble des partenaires pour concevoir le bâtiment :

  • Compacité (volume sur deux niveaux)
  • Bonne orientation du bâtiment par rapport aux apports solaires
  • Inertie
  • Isolation : ossature bois avec remplissage paille au Nord, isolation ouate de cellulose en extérieur et double isolation sur les autres parois ; menuiseries bois avec triple vitrage (gaz argon).
  • Choix de matériaux bio-sourcés à faible impact environnemental : paille, brique de terre crue, lin, chanvre, cellulose, bois…
  • Etanchéité à l’air, ventilation mécanique er rafraichissement nocturne
  • Utilisation des énergies renouvelables : solaire thermique, photovoltaïque, chaudière bois à granulés (4kw).

Au final, les objectifs sont dépassés, le bâtiment produit plus qu’il ne consomme.

Ce projet qui a donc fait ses preuves sert aujourd’hui de laboratoire et de centre de formation pour les entreprises.

Les technologies évoluant, le challenge est maintenant de trouver des solutions pour stocker in-situ l’énergie produite et anticiper sur le vieillissement et l’évolution du bâtiment. 

La visite a permis aux élus et techniciens présents de comprendre les mécanismes de construction du projet dans sa phase pré-opérationnelle, sa réalisation technique et les applications possibles sur le territoire de la communauté d’agglomération.

Après de vifs remerciements à Monsieur Denis Renoux, directeur du CRER, pour son accueil et ses compétences d’animateur, les discussions se sont poursuivies dans le car jusqu’à Saintes.

                 

Cette rencontre était un point d’étape avant d’envisager un autre déplacement courant 1er trimestre 2018, sur un territoire précurseur en matière de développement durable. L’objectif de ces échanges est de partager des expériences afin d’avancer de façon éclairée sur les projets du territoire Saintais dans le respect de l’environnement et pour encourager le développement de nouvelles pratiques. 

Voyage d’étude en Bretagne autour du réseau BRUDED

Les 24 et 25 octobre derniers, l’équipe du CAUE 17, accompagnée de cinq élus et deux techniciens du Département, s’est rendue en Bretagne à la rencontre du réseau BRUDED (Bretagne rurale et urbaine pour un développement durable).

Au programme, la présentation de BRUDED par Sarah MÜLLER – Co-Présidente,  Luc RAMBALDI- Administrateur, et Mikaël LAURENT – Coordinateur, suivie le lendemain de la visite de deux communes, Guipel et Langouët, pour présenter les démarches pour l’attractivité du centre bourg et le renouvellement urbain.

 

Visite déambulatoire dans la commune de Guipel avec Christian ROGER, maire, et Mikaël LAURENT, coordinateur

Les Pontènes, un regroupement de services en centre-bourg

La rénovation de longères communales proches du bourg

La rénovation de bâtisses en terre du bourg en logements sociaux avec Néotoa

Une division parcellaire pour créer 4 lots supplémentaires

L’aménagement d’une friche agricole en centre-bourg

Le projet de Maison de santé et de logements pour seniors

 

Visite déambulatoire dans la commune de Langouët avec Daniel CUEFF, maire et Mikaël LAURENT, coordinateur

La démarche globale : conjuguer social et écologie

La bibliothèque et logements sociaux en coeur de bourg

Un projet de renouvellement urbain mixant économie circulaire, matériaux bio-sourcés et autonomie énergétique

 

 

bibliothèque municipale + 3 logements sociaux passifs (Atelier d’Architecture LE GARZIC)

lotissement La Prairie Madame (maîtrise d’œuvre : Bernard MENGUY, Georges LE GARZIC)

lotissement La Prairie Madame (maîtrise d’œuvre : Bernard MENGUY, Georges LE GARZIC)

lotissement La Prairie Madame (maîtrise d’œuvre : Bernard MENGUY, Georges LE GARZIC)

lotissement La Prairie Madame (maîtrise d’œuvre : Bernard MENGUY, Georges LE GARZIC)

lotissement La Prairie Madame (maîtrise d’œuvre : Bernard MENGUY, Georges LE GARZIC)

APPEL À PROJET : Un architecte pour habiter le Marais poitevin

« Osez un architecte pour habiter le Marais poitevin »

Appel à projet ouvert
du 15 octobre 2017 au 15 janvier 2018

A l’occasion des Journées nationales de l’Architecture (les 13, 14 et 15 octobre 2017), le Parc Naturel Régional du Marais poitevin lance son appel à projet « Osez un architecte pour habiter le Marais poitevin ». Une opération pour favoriser l’architecture contemporaine et locale.

Cet appel à projet permettra aux 10 foyers retenus de bénéficier d’une aide financière du Parc naturel régional du Marais poitevin, pouvant aller jusqu’à 2 000 €  pour une étude d’architecte répondant à leur projet.

En savoir plus sur l’appel à projet

Télécharger la présentation de l’appel à projet

Télécharger le dossier de candidature

Cet appel à projet s’inscrit dans un programme d’actions global en faveur de l’architecture et des paysages du Marais poitevin, et fait suite au Concours et Jury « Ma maison dans le Parc du Marais poitevin ». Ce programme d’actions est mené en partenariat avec les CAUE (Conseils d’architecture d’Urbanisme et de l’Environnement) de Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de Vendée.

 

CONCOURS : Ma maison dans le parc du Marais-Poitevin

Dans le cadre de son programme d’actions global en faveur de l’architecture et des paysages du Marais poitevin, le Parc naturel régional du Marais poitevin a lancé un concours de maisons et habitats contribuant à la qualité paysagère du Marais poitevin.

L’objectif de ce concours est double. Il s’agit de recueillir des exemples de belles habitations du territoire et récompenser les plus remarquables, mais aussi, et surtout, d’impliquer les habitants et de connaître leur regard sur l’architecture locale en les invitant à faire partie d’un jury partagé.

Le CAUE de la Charente-Maritime, le CAUE des Deux-sèvres et le CAUE de la Vendée sont partenaires de cette opération.

Tous les détails de ce concours sont disponibles sur le site du Parc naturel régional du Marais poitevin

> Télécharger le flyer

> Télécharger le dépliant

 

FORMATION : La Ville en Valise – 16 et 17 février 2017

Le CAUE a fait l’acquisition de la valise pédagogique « La Ville en Valise » conçue par l’association Les Robins des Villes. Il s’agit d’un outil d’aide à la réalisation de projets pédagogiques sur le thème de la ville, de l’urbanisme, du cadre de vie.

Les 16 et 17 février 2017, les Robins des Villes sont venus à La Rochelle pour former l’équipe du CAUE 17 à l’utilisation de cet outil. Pour l’occasion le CAUE a convié de nombreux professionnels de la pédagogie présents sur le département de la Charente-Maritime (animateurs du patrimoine, médiateurs culturels, conseillers pédagogiques, etc… ). Ils pourront ensuite emprunter l’outil pour enrichir leur programmation existante ou monter de nouveaux ateliers en partenariat avec le CAUE 17.

> Consulter le site de la Ville en Valise

Retour en image sur les deux jours de formation

 

ÉTUDE : Les villas du balnéaire en Charente-Maritime de 1945 à 1980

Visuel : Photo Destination Royan Atlantique – M. Chaigneau

Le CAUE 17 vient de confier à Gilles Ragot, historien de l’architecture, une étude sur cinq ans consacrée aux villas du balnéaire en Charente-Maritime entre la fin de la seconde guerre mondiale et le début des années 80.

La connaissance et la mise en valeur du patrimoine architectural et urbain du XXe siècle est un des enjeux pour le territoire de la Charente-Maritime. Ce patrimoine est très exposé et il est important de mieux le connaître afin de mener des actions de sensibilisation et de diffusion.

En 2010, le CAUE engageait une étude de repérage du patrimoine du XXe siècle de la Charente-Maritime, en partenariat avec la DRAC Poitou-Charentes. Confiée à Virginie Segonne-Debord, architecte du patrimoine, l’étude avait pour objectif de mesurer l’importance de ce patrimoine à partir d’un échantillon géographique de la Charente-Maritime. En 2015, la DRAC Poitou-Charentes confie à Gilles Ragot une mission de repérage sur la production architecturale la plus significative sur la période 1900-2000 sur l’ensemble du territoire de l’ancienne région Poitou-Charentes, hors agglomérations.

Parmi les thèmes émergeant de ces études, apparaît la villa balnéaire, sans pour autant qu’elle fasse l’objet d’une étude spécifique. Pourtant, la question du logement, collectif et individuel, se situe au cœur des enjeux et de l’expérimentation qui animent les architectes du XXe siècle. Mais alors que les études sur l’habitat collectif, notamment les grands ensembles, sont nombreuses, l’habitat individuel reste encore peu étudié alors que 66% des français vivent dans des maisons et plébiscite ce type de logement.

Sur le littoral de la Charente Maritime, de l’anse de l’Aiguillon à l’estuaire de la Gironde, l’architecture balnéaire a pris majoritairement la forme d’une architecture de maisons individuelles qui constitue aujourd’hui un patrimoine majeur. Résidence principale ou résidence secondaire, la maison se fait volontiers le reflet de l’évolution des modes de vie, ce qui induit des plans, formes et espaces innovants. Cette étude d’ensemble permettra de mieux connaître cette production sur un plan typologique, historique et patrimonial, et permettra un développement de ce littoral en accord avec son histoire et son identité.

Le 3 février dernier, lors d’une conférence inaugurale à ce programme de recherche, Gilles Ragot a proposé un état de la connaissance sur ce sujet ainsi que les enjeux de cette recherche. En fin d’année 2017, il proposera une seconde conférence visant à présenter les premiers résultats de ses travaux.


Gilles Ragot souhaite associer les habitants de la côte charentaise à cette étude. Une adresse mail vient d’être créée à cet effet : ragot.villasbalneaire17@gmail.com. Elle peut être utilisée pour tout signalement (photo et description) d’une villa balnéaire construite ente les années 45 et 80.

Les CAUE fêtent les 40 ans de la loi sur l’architecture

BON ANNIVERSAIRE!

En 1907, au Danemark, des architectes, pour corriger la mauvaise qualité des constructions nées d’un exode rural massif vers les centres urbains, se sont regroupés pour organiser une assistance architecturale gratuite et ouverte à tous. En France, c’est dans les années 1960 et 1970 que les débats de société ont commencé à se focaliser sur la banalisation des constructions et du cadre de vie. L’époque des grands ensembles puis des zones pavillonnaires laissait craindre déjà une France « moche ».

Il y a quarante ans, le 3 janvier 1977, la loi sur l’architecture était adoptée. Issue de longs et passionnants débats parlementaires, et portée par des figures comme Michel d’Ornano, Miche Guy ou Françoise Giroud, cette loi apporte alors des changements majeurs en faveur de la qualité architecturale. Elle encourage le recours à des professionnels et donne une plus grande portée à la responsabilité de l’acte de construire. Cette loi crée aussi et surtout une structure unique en son genre : le CAUE qui, à l’échelon du département, assure une mission de service public au bénéfice des candidats à la construction, aux élus et techniciens des collectivités territoriales, aux services de l’État ou aux acteurs de la culture et de l’éducation.

En cette date anniversaire particulière, le réseau des CAUE célèbre avec une certaine émotion et un vrai enthousiasme les 40 ans de la loi sur l’architecture.

EXPRESS’AUE
LA LETTRE D’INFORMATION DE LA FNCAUE
# 111 – 5 janvier 2017

 

Fédération Nationale des CAUE

En savoir plus sur la loi

L’aventure des CAUE, de 1977 à 2017